Marina Ho

Who is Marina Ho ?
Who is Marina Ho ? Photo by Djamel Boucly

Qui est Marina Ho ?

    Marina Ho, ancienne mannequin devenue peintre, a installé son atelier et son cocon d’artiste à Belleville, au milieu des pho et des bo-buns qui lui rappellent ses origines vietnamiennes.

    Marina habite dans un souplex dont elle a besoin pour se protéger du monde. Le rez-de-chaussée est entièrement aménagé pour s’adonner à sa passion : la peinture. Elle s’habille toujours en noir, elle adore la musique classique ou Sigur Ros, elle aime les grands peintres, les films qui vous prennent aux tripes, les tableaux aux couleurs chaudes, et même si cet ensemble peut sembler très sombre au premier regard, moi, je la trouve envoûtante et touchante. Elle a cette voix grave qui vous apaise, et chacun des mots qu’elle utilise n’est pas choisi au hasard. Dans une autre vie elle aurait pu être conteuse. Certes, elle est belle, mais sa beauté est d’une fragilité charmante, sa beauté traduit à la fois une femme forte, et une petite fille qu’un rien pourrait abîmer. Voilà en quelques sortes les raisons qui m’ont données envie d’écrire son portrait.

Portrait de Marina Ho
Portrait de Marina Ho by Stephane Davi

            La première fois que j’ai vu Marina Ho, elle ne s’en rappelle certainement pas, je travaillais avec sa sœur, Laura, qui est comédienne et mannequin aussi. Marina travaillait dans le même studio photo ce jour-là, et avant de partir, elle était venue dire bonjour à sa sœur. Etant donné l’excitation de Laura, j’ai de suite compris qu’il y avait quelque chose de fort entre les 2, et une fois que je l’ai aperçue à l’entrée du plateau, j’ai été subjuguée par son charisme, et par le regard attendrissant qu’elle portait sur sa petite sœur. C’est seulement quelques années plus tard que j’ai eu l’occasion de faire sa connaissance sur le tournage du film Le Capital réalisé par Costa Gavras, et pour la petite anecdote, on tournait dans la salle des sculptures françaises du Louvre, qui est d’une beauté inouïe, et étant historienne, cela reste un des plus beaux souvenirs que mon métier m’a offerte. Evidemment, un tournage c’est toujours très long, et on a donc eu le temps de discuter. Aimant le même genre de films, on a pu parler cinéma pendant des heures, et ce jour-là, j’avais déjà pu entrevoir sa fragilité.

            Et oui, de toutes les personnes que j’ai pu interviewées jusqu’ici, Marina est la seule qui m’a dit « tu me feras lire d’abord, hein ? ». Mal à l’aise que l’on parle d’elle, ou inquiète que je déforme ses propos, en fait je crois que c’est un peu des deux. De toute façon, je n’écris pas ces articles pour retranscrire mots pour mots ce que les artistes me disent, mais surtout pour partager ce qui me touche chez eux. Et à sa requête, j’avais juste envie de lui sourire et de la rassurer en lui disant « ne t’inquiètes pas, tout ira bien ».

Marina Ho, sculpture
Marina Ho, sculpture

            Bon, revenons sur le parcours de Marina Ho. Marina est une peintre de naissance, elle a ça dans l’âme, et en parle avec passion. C’est son père, architecte, qui lui transmet l’amour des arts plastiques, et elle grandit avec un crayon dans les mains. Enfant, Marina dessine tout le temps, sans arrêt, pendant la récréation ou dès qu’elle est chez elle. Elle se ferme déjà au monde extérieur pour retranscrire le sien sur le papier. Elle dessine des girafes, des dragons à trois têtes, elle crée une B.D. où le héro est un crayon qui n’a donc pas de jambes et peut se déplacer très vite. Mais à l’âge de douze ans la réalité de la vie la rattrape : le divorce de ses parents et la perte de ses illusions. Elle met son crayon et ses dessins dans une boite, qu’elle ne touchera plus jusqu’à ses 28 ans. Pendant toutes ces années, les crayons ne lui servent plus qu’à remplir des chèques comme elle dit, et elle se sent comme morte car privée de son moyen d’expression. Elle vit avec son père, puis à 17 ans elle part de la maison avec rien en poche. Elle cumule les petits boulots jusqu’à devenir mannequin, qui est un moyen facile de gagner sa vie et d’être indépendante, et puis c’est un métier relationnel, donc ça lui apprend à s’exprimer avec les autres. La prestation de Bjork dans Dancer in the Dark de Lars Von Trier est une révélation pour elle : elle aime les personnages écorchés. Elle s’inscrit à des cours de théâtre avec le projet de devenir comédienne car jouer est un moyen de fuir la réalité. Elle choisit les cours Florent qui finalement ne lui correspondent pas, c’est beaucoup trop formel, et pour sa présentation de fin d’année, elle choisit d’écrire un parricide, ce qui choque. Elle se sent comme un ovni, incomprise, et puis son physique lui joue défaut. On la classe systématiquement dans les rôles de jolies filles alors que ce n’est pas ce qui l’intéresse.

tableau de Marina Ho
Tableau de Marina Ho

            Le hasard de la vie amène Marina Ho à faire une rencontre à l’âge de 28 ans qui va lui ouvrir les yeux et lui faire prendre confiance en elle. C’est comme une 2ème naissance. L’enfant en elle renaît. Elle ouvre sa boite et reprend son crayon. Elle redécouvre ses anciens dessins où elle lit des détails significatifs qui lui font prendre conscience de certaines choses, comme des portes fermées ou des clés laissées par terre, car finalement le dessin c’est un peu comme de l’écriture automatique. Pendant deux ans, elle apprend à apprivoiser le crayon, puis elle en arrive à la peinture, à l’huile évidemment, car c’est plus noble, plus sensuel, mais plus technique aussi. Elle aurait adoré être étudiante aux Beaux-arts avec sa pochette sous le bras, mais c’est trop tard et Marina doit quand-même apprendre la peinture. Elle apprend aussi à être patiente, à cause du temps de séchage qui peut être très long. Elle prend des cours avec plusieurs professeurs, qui s’avèrent décevants car trop formels. Elle dit d’eux que ce sont des tricheurs qui se contentent de calquer sans forcément savoir dessiner. Selon elle, la technique sert à apporter de la justesse, à aiguiser son point de vue et ce qu’on l’on désire exprimer. Mais, la peinture doit être une émotion spontanée et la technique peut freiner cet élan parfois. La technique et la spontanéité doivent danser ensemble, mais ne jamais se substituer Elle ne se satisfait que de l’enseignement apporté par David Boulanger, peintre de profession, qui lui offre un autre regard que celui des professeurs trop formatés. Et à 30 ans, Marina fait sa première expo.

Marina Ho
Marina Ho

            Marina est une amoureuse des émotions et de l’instant, et c’est ce qui l’inspire. Son travail de peintre n’est pas du divertissement, ce n’est que du personnel, c’est parler de son enfance, de son expérience. Elle puise beaucoup son inspiration dans le cinéma, dans les œuvres en noir et blanc. Parmi ses références c’est sans surprise qu’elle cite Haneke, Kurosawa, Vinterberg, Carax ou Dolan. Elle a peint tous ses amants, et les gens qui l’ont touchée, même sa grand-mère vietnamienne qu’elle n’a pas connue mais qui est un symbole pour elle. Mais elle n’a jamais réussi à peindre sa sœur, elle l’aime trop et craint de ne pas être peindre à la hauteur de son amour. Elle peint ce qu’elle trouve beau. Elle est fascinée par les chaussures abandonnées. Il ne se passe pas une journée sans qu’elle n’en voie dans la rue, bien positionnées, à deux. Elle se demande comment elles sont arrivées là, qui les a laissées là pour repartir pieds-nus. Les chaussures représentent le vécu, le temps, c’est le voyage qu’un individu a parcouru. Par ailleurs, elle est complètement fan des Souliers de Van Gogh. Elle adore aussi les gens atypiques ou les marginaux qu’elle croise dans la rue puis qu’elle va s’amuser à peindre. Elle adorerait avoir un modèle qui pose pour elle, mais elle n’osera jamais le demander à qui que ce soit, et ainsi elle n’est tributaire de personne. A défaut d’un être vivant, elle se sert de ses dessins comme support, ou de photos d’elle-même, sauf lorsqu’elle réalise des peintures spontanées. Jusque là, son travail était surtout porté sur le portrait, mais progressivement, elle commence à peindre des paysages, car finalement, c’est l’environnement dans lequel on évolue qui influe sur ce que nous sommes. Parfois elle ne peint rien pendant des semaines, parce qu’elle a besoin de mûrir des choses, l’artiste en elle est en gestation. Cela la rend malheureuse, mais c’est nécessaire. Pendant ce temps, elle va s’entrainer à dessiner, ou elle va se gaver de films, et revenir avec un panel d’émotions à peindre, ou avec l’émotion de reprendre ses pinceaux peut-être.

            Quand je lui demande c’est quoi son quotidien, c’est sans hésiter qu’elle me répond « le tourment ». Cela peut sembler très pessimiste, mais c’est tout le contraire ! Le vrai problème c’est le temps qu’elle aimerait figer, et c’est pour cela qu’elle fige des instants et des mouvements en peinture. Elle a du mal avec la réalité du temps qui court malgré elle. Elle est très fâchée avec la mort et ne comprend pas pourquoi  on a inventé cette chose là. Elle aime tellement la vie qu’elle ne veut pas partir, et il n’y a que quand elle peint qu’elle n’y pense pas et arrive à lâcher prise. Elle préfère la lumière d’une bougie dans la pénombre à celle du plein soleil car celle de la bougie est une beauté qui émane dans quelque chose de sombre. C’est la lumière dans les ténèbres qui symbolise l’espoir finalement. C’est pour cela qu’en peinture elle tente de figer l’instant qui est nécessairement une émotion,  et donc un moment de vie et d’espoir. Elle me dit même que si elle n’aimait plus l’être humain, elle ne serait plus de se monde. C’est une humaniste à sa façon, avec des pinceaux.

 

Pour voir son travail :

http://marinaho.com/

https://www.facebook.com/Ho-marina-196098940547561/

Saxophoniste par Marina Ho
Saxophoniste par Marina Ho
Marina Ho, rue Denoyer, Belleville, Paris
Marina Ho, rue Denoyer, Belleville, Paris
Gluttonery par Marina Ho
Gluttonery par Marina Ho
Atelier de Marina Ho, Belleville, Paris
Atelier de Marina Ho, Belleville, Paris
"La femme du métro" par Marina Ho, huile sur bois
« La femme du métro » par Marina Ho, huile sur bois
Marina Ho, dreams, Paris street
Marina Ho, Dreams, Paris by Stephane Davi
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Top 5 des sorties à Barcelone

Top 5 Barcelone
Top 5 Barcelone

Top 5 des sorties cools à Barcelone

Barcelone est ma ville préférée d’Europe. La liste des choses que j’y aime est assez exhaustive. Déjà, le climat ! Il y fait beau presque toute l’année, l’hiver y est doux, et les précipitations sont modérées. Pour moi qui ai horreur du froid et de la grisaille, c’est parfait. Ensuite l’architecture : Barcelone est une belle ville historique. Il suffit de se perdre un après-midi dans les quartiers du Born ou du Gotico pour s’en rendre compte et se laisser charmer. Puis la vie n’est pas chère du tout, on y mange très bien, il y a un grand choix d’activités culturelles pour tous les âges, c’est une ville qui bouge autant de jour que de nuit avec un véritable esprit de fête. On y trouve le plus grand parc d’Europe pour ceux qui aiment le vert, et la plage pour ceux qui préfèrent se dorer la pilule. Et le centre ville est piéton, ce qui est rare pour une si grande ville (je ne parle pas de seulement 2 rues piétonnes comme à Paris), donc ce n’est pas désagréable de se balader sans respirer les pots d’échappement. Bon voilà, je pourrai en rajouter encore et encore, mais j’adore Barcelone et j’ai eu l’occasion d’y passer pas mal de temps ce qui m’a permise d’explorer un peu la ville, même si je suis certaine qu’il y a encore plein de choses à découvrir. Alors voici une liste des 5 sorties cools à faire à Barcelone, qui ne sont pas forcément les premières idées proposées par tous les guides.

1 – La Xampanyeria – Can Paixano

Si on vous dit Espagne, vous pensez « tapas » ! En effet, parmi les références culinaires du pays, on va tous en Espagne avec le projet de manger des tapas. Mais le problème à Barcelone, comme c’est une ville méga touristique, il y a des tonnes et des tonnes de bars à tapas. Difficile de faire le bon choix et de ne pas finir dans un attrape-touriste, ou ne. J’ai eu la chance de découvrir La Xampanyeria (prononcez Champaneria) qui a une situation idéale dans le quartier de Barceloneta, au 7 Carrer de la Reina Cristina. Idéale parce que situé entre la plage et le centre ville, donc c’est l’endroit parfait pour s’arrêter prendre l’apéro en quittant la plage. Ne vous inquiétez pas si l’endroit est plein et qu’il y a une queue devant, car c’est toujours plein mais vous n’attendrez jamais longtemps pour rentrer. A l’intérieur, les uns contre les autres, c’est ambiance hispanique assurée ! Malgré la densité, personne ne se bouscule, au contraire, on n’hésitera pas à trinquer avec vous. D’ailleurs, une fois que vous aurez réussi à vous faufiler jusqu’au comptoir, commandez à boire : la coupe de champagne rosé ne coûte que 90 centimes ! (c’était 70 il y a 3 ans, alors ça a peut-être encore augmenté depuis). Pour les petites faims, il y a de quoi se faire plaisir entre la charcuterie et les délicieuses croquetas, ou autre tapas. Perso, je ne suis pas une grande fan de leurs sandwichs, ce n’est pas les plus raffinés, mais j’adore le reste. On paie au moment de partir, et je suis toujours bluffée par la capacité du petit vieux qui fait le service à se remémorer ce que chacun a pris, parce qu’il y a du monde… Et ce champagne rosé alors, vous en avez pensé quoi ? Vous en reprendrez bien une 2ème coupe, voire une 3ème !
http://www.laxampanyeria.com/

La Xampanyeria Can Paixano Barcelona
La Xampanyeria Barcelone

 

2 – L’Eclipse de l’Hôtel W

Impossible de louper le building de l’hôtel W à Barcelone car c’est le seul qui se situe à l’extrémité de la plage, et qu’on retrouve sur les photos de vacances de tous les copains. Cet hôtel a la particularité d’avoir un bar/club au 26ème étage, appelé l’Eclipse, qui offre une vue imprenable sur Barcelone. L’accès se fait depuis un ascenseur prévu à cet effet dans le hall. N’y allez surtout pas un vendredi ou samedi soir. Le club sera plein, et la fréquentation est loin d’être des plus sympas, au contraire, c’est très bobo, mecs en costard, prostituées de luxe, et on vous regardera mal si vous n’êtes pas assortis. C’est dommage d’y perdre votre samedi soir quand on sait à quel point les clubs barcelonais sont cools, et puis on ne va pas à l’Hôtel W pour danser de toute façon. On y va pour déguster un superbe cocktail en profitant de cette belle vue sur la ville. Comme c’est un hôtel de standing, la carte des cocktails est de qualité, mais comme il s’agit de Barcelone, le prix est 2 à 3 fois moins cher qu’à Paris pour le même produit. Disons que le cocktail fait avec des vrais fruits coûte 14 euros au W, contre 26 euros minimum sur les Champs-Elysées pour du tetra pack… Alors dégustez votre boisson, appréciez la vue, prenez en un 2ème, puis rentrez tranquillement chez vous en vous baladant le long du port ou de la plage.
http://www.eclipse-barcelona.com/en/

L'Eclipse Hotel W Barcelona
L’Eclipse Hotel W Barcelone

 

3 – Le Piknic electronik

Pendant les beaux jours, la ville est placée sous le signe de la fête, et juin à septembre, tous les dimanches après-midi, il y a un « piknic electronik » organisé sur le Montjuic près des jardins de Joan Brossa, pas très loin du funiculaire. En fait ce n’est pas vraiment un pique-nique au sens propre du terme, c’est plutôt une fête en plein air, qui est cool sans être trop hardcore. Pour les plus fous, vous pouvez y aller en after d’after, ou vous pouvez prendre le temps de faire votre grasse-mat avant, car ça ouvre à 13h. On y va entre potes ou même en famille car il y a tout un tas d’animation pour les plus petits, une sorte de mini « piknic » un peu séparé du grand « piknic », donc pas d’inquiétude si les enfants sont des êtres qui vous effrayent. Bien évidemment, comme son nom l’indique, on peut y amener son déjeuner ou acheter son casse-croûte sur place, vous pouvez même amener vos propres softs. Et surtout, place au son ! Car le « piknic electronik » annonce chaque année une programmation des meilleurs DJs du monde, donc ça fait du bien aux oreilles. Alors plutôt que de passer votre dimanche après-midi dans un parc où il ne se passe rien, autant le passer là où il y a du bon son que vous pouvez apprécier jusqu’au coucher du soleil. Et puis, tous les participants sont de bonne humeur. C’est un concept qui a vu le jour à Montréal, pour y avoir aussi dansé je vous le conseille sans hésiter. Le Piknic de Barcelone a vu le jour en 2012, et depuis, il s’est exporté dans d’autres villes du monde comme Lisbonne ou Melbourne. Pour les informations pratiques, c’est 13 euros l’entrée pour la journée si vous arrivez avant 16h, 15 euros après 16h, ou 10 euros en prévente. Si vous comptez passer une partie de l’été à Barcelone, vous pouvez acheter un passe pour la saison avec 10 entrées pour 100 euros, mais vous pouvez aussi partagez ces tickets avec vos potes préférés.
http://www.piknicelectronik.es/en

Piknic Electronik in Barcelona
Piknic Electronik Barcelone

 

4 – Cafés El Magnifico

Cet endroit porte parfaitement son nom ! El Magnifico est un café, enfin, je devrais dire une brûlerie, et pour moi, boire un café un est moment de plaisir. Je ne fais pas partie de ceux qui enchainent les expressos le matin pour se réveiller. Non, moi j’aime déguster un bon café, et surtout un bon cappucino si possible, alors chaque fois que je voyage, trouver le meilleur coffeeshop de la ville est une étape obligatoire. Et c’est malheureusement un luxe que je ne peux pas m’offrir tous les jours à Paris car ici, un simple cappucino (soit du café et de la mousse de lait) coûte un bras et il est rarement bon. A Barcelone, j’en ai testé tout un tas, j’y consacrerai un article plus tard, mais si vous y êtes de passage et que vous aimez le café, alors sans hésiter une seconde, faites une étape chez El Magnifico. C’est une authentique brûlerie qui a ouvert en 1919 et qui est tenue par une famille de passionnés. Tout y est dédié pour le café, vous pouvez y acheter toute sorte de machines, mais aussi du café des meilleures plantations du monde entier. On dit que la famille qui tient cette boutique va elle-même vérifier la qualité du café sur table. Il n’y a pas vraiment de table pour s’installer, mais simplement 2 bancs à l’intérieur, et 2 à l’extérieur. De toute façon, la brûlerie se trouve au 64 carre de Argenteria, soit à 30 mètres de la Basilique de Santa Maria Del Mar devant laquelle vous pouvez vous asseoir pour apprécier votre boisson dans un joli décor. Vous pouvez aussi savourez votre café pendant votre balade dans le quartier d’El Born. Côté goût, c’est le meilleur cappucino que j’ai eu la chance de boire à ce jour. Côté prix, c’est un des moins cher : 1,70 euros. Et oui, ça change du cappucino dégueulasse qu’on sert sur les terrasses parisiennes pour 6,50 euros et sans un sourire. Mon regret est d’avoir testé cette adresse seulement lors de mon dernier jour là-bas… Mais je sais que j’y retournerai tous les jours lors de mon prochain séjour.
http://www.cafeselmagnifico.com/

Cafes el Magnifico Barcelona
Cafes el Magnifico Barcelone

 

5 – Harlem Jazz Club

Si vous aimez la musique à mélodie, et non pas que le boum-boum des clubs les plus cools, alors vous devez passer au moins une de vos soirées au Harlem Jazz Club de Barcelone. Situé dans le Gotico, au 8 carrer de la Comtessa de Sobradiel, cette adresse est une vieille institution qui n’a plus à défendre sa réputation. Certes, ce n’est pas le seul club de jazz de la ville, mais il y a de forte chance pour que votre hôtel ne se situe pas loin. La programmation change tous les soirs, et on n’y joue pas que du jazz, mais aussi du blues, de la funk, du flamenco et autres musiques latines. Le mardi soir est exclusivement dédié au jazz, et finit souvent en jam session avec les musiciens présents dans la salle qui ont apporté leur instrument. Les vendredis et samedis soirs sont plutôt dédiés aux musiques latines. L’ambiance est systématiquement au rendez-vous, le public finit toujours par danser jusqu’au bout de la nuit, c’est une valeur sûre pour passer une bonne soirée, même si les places assises sont rares. Le prix de l’entrée dépend de la programmation. Il faut compter entre 5 et 12 euros. Le club est fermé le lundi. J’espère que vous y passerez un bon moment.
http://www.harlemjazzclub.es/

Harlem Jazz Club Barcelona
Harlem Jazz Club Barcelone

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Si vous connaissez d’autres endroits cools à Barcelone, n’hésitez pas à partager pour compléter ma petite liste.

Et si vous avez l’occasion de vous y rendre bientôt et de tester mon top 5, dites moi ce que vous en avez pensé.

 

Enjoy !

Barcelona is cool
Barcelona is cool

 

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Sarah Ford

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Sarah Ford

Qui est Sarah Ford ?

 

Ce n’est pas pour rien que je dis de Sarah Ford que c’est mon meilleur pote, car ce n’est pas une fille comme les autres, ni un mec comme les autres. Sarah est un savoureux mélange de virilité et de sensibilité qui la rend particulièrement exceptionnelle. C’est bien une femme, ne vous y trompez pas, elle a ce qu’il faut là où il faut, mais il faut lui parler comme à un mec et considérer qu’elle a des couilles. Si vous avez un déménagement à faire, ou si votre voiture tombe en panne, vous pouvez compter sur elle. Mais si vous voulez faire un après-midi shopping entre filles, ce n’est pas la bonne personne à appeler. Car de toute façon, elle ne s’intéressera qu’aux baskets en solde, ou aux fringues qu’elle peut voler. Rien que le contexte de notre rencontre annonçait la couleur. On avait fait connaissance sur Myspace. A cette époque déjà, les gens de la mode se suivaient et s’ajoutaient, afin de se créer un réseau. Elle m’avait alors invitée à une soirée chez elle, mais à peine étais-je arrivée qu’elle avait disparu avec 2 mecs, et elle était réapparue à 5h du mat je crois : « Salut moi c’est Sarah Ford ».

Sarah Ford & Me
Sarah Ford & Me

            Ce qui est improbable chez ce bonhomme, c’est son âme d’enfant et sa sensibilité.  Pourquoi son âme d’enfant ? Parce que ce qui guide la vie de Sarah, c’est Disney. Elle dit elle-même que Walt est son papa. Petite, elle dessinait tout le temps et elle rêvait de devenir dessinatrice pour Disney. Pour son travail de fin d’études en école de photo, elle choisit le thème « les Princesses Disney ». Elle a un tatouage du chat d’Alice aux Pays des Merveilles, et chez elle, elle met tout un tas de petites touches sur le sujet, que ce soit son fond d’écran d’ordinateur que sur ses baskets. Elle fait un tour chez Disneyland au moins une fois par mois. Le simple fait de s’y promener lui procure un moment de détente. Elle a même endossé les costumes de Rafiki et de Pluto pour se faire un peu de sous pendant sa jeunesse.

            Et la sensibilité de Sarah Ford ? Elle est inattendue ! Même si elle parle de sexe de façon beaucoup plus crue que tous vos potes réunis, c’est aussi une grande timide qui rigole souvent nerveusement. Dès qu’une situation la gêne, elle sourit et rit, et plus la situation la gêne, plus elle rit, ce que la personne en face ne comprend pas forcément. Elle est très gênée chaque fois qu’elle doit photographier une fille dénudée. Elle n’osera jamais dévoiler ses sentiments profonds, ou simplement dire bonjour à des personnes célèbres, je l’ai même vu perdre tout ses moyens le jour où je lui ai présenté un acteur d’une série télé. Elle pleure facilement devant un film, et elle a même la petite larme chaque année pendant la cérémonie des MTV Awards.

Sarah Ford & Me

Sarah Ford
Sarah Ford

            En ce qui concerne son parcours professionnel, comme je disais, toute sa vie, Sarah était passionnée par le dessin et pensait en faire son métier. Elle dessinait tout le temps, elle prenait même des cours à côté de l’école. Elle adorait dessiner les visages des gens qu’elle aimait bien ou qu’elle trouvait beaux. C’est sans surprise qu’elle fait une licence d’art, jusqu’à ce que la réalité du monde du travail la rattrape, et qu’elle comprenne que les possibilités professionnelles qui s’offraient à elle étaient très limitée. A la fac, elle prend l’option « photo » par curiosité, elle commence à apprendre les techniques de la photographie, et elle se rend compte que cela va dans la continuité du dessin en ce qui concerne le travail sur les visages et sur les ombres, mais qu’en plus, photographe est un métier qui pourrait lui faire gagner sa vie et voyager ! Et ça, ça lui plait, car une de ses principales passions dans la vie ce sont les voyages, et les Etats-Unis. Elle est y allée 18 fois en l’espace de treize ans, et elle ne compte pas s’arrêter là. Elle adore aussi l’Asie. Son idéal serait de travailler partout dans le monde, de partager sa vie entre l’Asie, les Etats-Unis et la France, et de pouvoir se rendre dans une ville chaque fois qu’elle lui manque.

            Si elle retient une chose de l’éducation de ses parents qui étaient professeurs au lycée, c’est l’influence cartésienne et l’esprit logique ; elle raconte même que ce n’était pas anodin pendant le diner d’ouvrir le poulet rôti, d’observer l’anatomie de l’animal et de s’exclamer « Oh quel beau foie ! ». Alors pour elle, apprendre les bases techniques c’est important, et c’est sans surprise qu’après la fac elle s’inscrit dans une école photo, l’Efet, puis elle finit sa formation en assistant des photographes professionnels afin de devenir elle-même un photographe de beauté. Ce qu’elle retient surtout de ses années d’assistanats c’est ce qu’elle ne veut pas devenir ! Elle découvre que certains photographes, bien que doués, sont arrogants, hautains, excessifs, excentriques et méchants, et elle se dit qu’elle ne veut surtout pas leur ressembler. Petit à petit, elle commence à shooter pour son compte. Elle développe son réseau de maquilleurs et stylistes sur les réseaux sociaux et se sert de la cave de ses parents comme studio pour mettre en place des séries d’images, qu’elle va proposer à des magazines web, puis à des magazines papiers. C’est beaucoup d’investissement personnel et de temps, mais après sept ans de dur labeur, ça finit par payer. Aujourd’hui elle a son propre studio, plus de matos, elle peut réaliser toutes les images de beauté qu’elle veut, elle décroche des contrats pour des belles marques de cosmétique comme Clarins, Sephora ou Lancôme, et elle peut même se permettre de refuser des projets peu payés ou qui ne l’intéressent pas. Elle a enfin intégré une agence à Paris et une en Chine, ce dont elle est très fière car elle considère cela comme la reconnaissance par ses pairs. Bien qu’elle soit satisfaite de son parcours, elle s’inspire des plus grands (sauf Terry Richardson) pour continuer « à monter la montagne » comme elle dit, et espérer avoir la carrière internationale de ses rêves. Pour y arriver, elle mise beaucoup sur son talent et sa technique, car contrairement à d’autres, elle n’a ni la tchatche pour se vendre, ni les contacts pour se faire pistonner. Dans son travail, on trouve des filles de toutes origines car elle aime les métissages. Selon Sarah, l’exotisme est plus esthétique. Elle aime aussi les choses décalées donc elle s’amuse à faire apparaître des bouts de corps sur ses images, ou à créer une femme à partir de deux filles de peaux différentes.

Zine Magazine by Sarah Ford
Zine Magazine by Sarah Ford

            Dans la vie en générale, Sarah Ford aime tout un tas de choses. On peut dire qu’elle croque la vie a pleine dents, elle trouve toujours quelque chose à faire, et refuse de s’ennuyer. Sarah aime le sport. Elle en a pratiqué tout plein comme la gymnastique, la danse, le badminton, l’escalade. Elle n’a pas du tout l’esprit compétitif, ce qui lui plait c’est de se dépenser. Elle aime la musique, le bon son hip-hop, les clips musicaux. Plus jeune, elle a pratiqué le violoncelle pendant près de douze ans, et elle partait tous les étés en séjour avec d’autres élèves. Elle confirme que c’était un peu comme les stages de clarinette d’American Pie, il y avait un mec qui y passait chaque été. Elle aime ses amis, et ne dit jamais non à une sortie qui est toujours un bon prétexte pour passer du temps avec eux. C’est aussi une croqueuse d’hommes. Elle les préfère beaux, musclés, viriles et exotiques (d’Asie si possible). La plupart de ses conquêtes pourraient être ses modèles photos. De toute façon, homme ou femme, elle a besoin d’être séduite pour shooter quelqu’un, autrement, elle n’y mettra pas du sien et n’aimera pas le résultat. Et puis en les photographiant, ou en les dessinant, elle a l’impression de posséder une part de leur beauté.

            Mais plus que tout, Sarah aime rire ! La banane qu’elle a constamment au visage, ce n’est pas seulement de la gêne, ça peut aussi être de la bonne humeur. Elle peut se lever en se faisant une blague pour bien commencer la journée. Elle essaie de trainer avec des gens drôles. Pendant les séances photos, elle n’hésite pas à faire des blagues pour détendre l’atmosphère, elle se dit qu’ainsi c’est un plaisir pour l’équipe de travailler avec elle, et qu’ils ont envie de donner le meilleur d’eux-mêmes, et de revenir. Et ce besoin de rire de tout, c’est aussi pour elle-même. Quand sa blague est bonne, elle y rit toute seule et se dit « ah je me kiffe ! », car au fond, elle va devoir se supporter encore un bon paquet d’années, alors autant qu’elle s’entende bien avec elle-même ! Perso, je crois que pas mal de personnes pourraient prendre exemple sur sa philosophie de vie.

Clarins by Sarah Ford
Clarins by Sarah Ford

Parmi tous les artistes que j’ai interviewés jusqu’ici, j’ai une certaine fierté à vous parler de Sarah car on est très proches depuis pas mal d’années, et je peux vous le dire, Sarah elle en a bavé pour en arriver là. Son succès elle ne l’a pas volé. Elle ne le doit qu’à son talent et à sa persévérance. Elle en a mangé des patates et des pates, et je l’ai vu affronter pas mal de moments de doute, mais comme on dit, elle n’a jamais lâché l’affaire et aujourd’hui, elle vit de sa passion ! Et j’espère que ce ne que le début de la gloire !

            Finalement, on pourrait résumer la situation de Sarah Ford par la mythique scène d’improvisation d’Edouard Baer dans le film Asterix et Obelix : Mission Cléôpatre, car sa vie ce sont des rencontres, des gens qui lui ont tendu la main, peut-être à un moment où elle était seule chez elle, mais elle, elle a pu, elle dit merci à la vie, elle chante la vie, elle n’est qu’amour, mais demain qui sait, peut-être, elle se mettra au service de la communauté et fera don de soi. Merci Sarah Ford !

Pour  suivre son travail :

 

Sarah Ford at my wedding
Sarah Ford at my wedding
L'officiel by Sarah Ford
L’Officiel by Sarah Ford
Sephora by Sarah Ford
Sephora by Sarah Ford
Razor magazine by Sarah Ford
Razor magazine by Sarah Ford
L'Officiel by Sarah Ford
L’officiel by Sarah Ford
Sarah Ford
Sarah Ford

 

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Top 5 des sorties à Berlin !

Cool things to do in Berlin / Des sorties cool à Berlin
Cool things to do in Berlin
Des sorties cool à Berlin

Berlin, la capitale tendance du moment ! 

Berlin, nouveau paradis des artistes, est la destination préférée des moins de 30 ans (et plus) pour faire la fête un week-end, pour profiter des opens-party de l’été, ou même pour y vivre et s’essayer à la vie de bohême.

En ce qui me concerne, j’y ai d’abord passé quelques week-ends festifs, puis j’y ai rencontré l’amour, alors la fréquence des week-ends a augmenté et j’ai fini par m’y installer pendant quelques mois. Donc j’ai eu le temps de visiter la capitale de l’électro. Après avoir fait le tour des clubs, j’ai évidemment fait le tour des sites touristiques et historiques, et j’ai pris le temps de découvrir d’autres choses sympas que pouvait offrir cette ville.

Il existe déjà des sites très complets qui répondent à toute sorte de questions pratiques pour y aller en vacances ou pour s’y installer (les adresses sont en bas de page), alors je ne m’embêterai pas à donner ici ces infos, mais je vais partager une liste des 5 sorties cools que je conseille de faire si vous n’avez plus d’énergie pour clubber, et si vous n’êtes pas intéressé par les sites historiques.

Lorsque j’y vivais je n’avais pas du tout le projet de faire ce blog, donc je n’ai pas nécessairement pris des photos des lieux dont je vais parler ici, veuillez m’en excuser.

1 – Le Mauerpark

C’est sans surprise que j’évoque le Mauerpark car il est dans tous les guides, que ce soit pour le coté historique ou pour le côté divertissement. Cet espace dont le nom signifie « le parc du mur », le doit au fameux Mur qui a été construit là en 1961 entre les quartiers de Prenzlauer Berg et de Wedding. D’ailleurs il en reste des vestiges. C’est un des rares grands parcs de cette zone, donc dès les beaux jours, on y trouve un tas d’animations telles que des concerts, un marché aux puces (pour réussir à y acheter quelque chose il faut vraiment savoir fouiner), et surtout, un karaoké géant. Celui-ci est organisé en plein milieu du parc tous les dimanches après-midis dès qu’il fait beau. Sachez que pour les Allemands, s’il fait 8°C et qu’il n’y a ni pluie ni neige, il fait beau. Cela vaut vraiment le détour. Tout le monde peut chanter et vous verrez toutes sortes de personnes prendre le micro sur la scène : les enfants, les jeunes, les moins jeunes, les parents, les grands-parents, les Allemands, et les touristes. Il y a un bon état d’esprit, le public est plutôt du genre à encourager ceux qui osent tenter l’aventure, et personne n’hésite à rire si un jeune homme tout droit sorti d’un club jette ses vêtements pour se retrouver vêtu d’une robe de flamenco et qu’il commence à chanter la Macarena.

Une fois que vous avez eu votre dose de karaoké, n’hésitez pas à flâner dans le parc, il y aura toujours un groupe installé dans un coin pour jouer de la musique, une démonstration de capoeira dans un autre, ou un homme cheval qui joue de la guitare dans l’aller centrale.

www.mauerpark.info/

mauerpark
Mauerpark

 

2- Le Bunker

Le Bunker de Berlin est un vrai bunker anti-aérien construit par les nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, et étant donné que le bâtiment est très massif, plutôt que d’être détruit il a connu des fonctions multiples. D’abri nazi, il est devenu une prison soviétique, puis un entrepôt de fruits et légumes, ensuite dans les années 90 c’était un club techno hardcore connu pour être l’ancêtre du Berghain, et depuis 2003, c’est une galerie d’art. C’est le coup de folie d’un Polonais richissime, Christian Boros, qui y a même fait construire son penthouse sur le toit, parti qui n’est malheureusement pas accessible au public. Une des particularités de cette galerie c’est qu’il faut obligatoirement réserver à l’avance pour la visiter. Oui, cela peut être contraignant parce que cela signifie qu’il faut s’organiser en amont et qu’on ne peut pas y aller sur un coup de tête. Mais ça vaut vraiment le coup, car la visite sera forcément accompagnée par un guide qui vous expliquera le sens de la plupart des œuvres présentées, et il y en a beaucoup… Qui plus est, il faut l’avouer mais dans l’art contemporain, parfois, si on n’a pas l’explication, on n’y comprend pas grand-chose. Alors si vous êtes novices, aucun souci, tout vous semblera clair en sortant de là.

Evidemment, Berlin regorge de galeries d’art, on y transforme tout en galerie d’art si ce n’est pas en club, et il y en a beaucoup d’autres tout aussi intéressantes à visiter, mais c’est cool de se balader dans le bunker et d’essayer de s’imaginer les soirées qui s’y passait dans les années 90…

https://www.sammlung-boros.de//

bunker berlin boros
Bunker Boros Berlin

 

3 – Concert au Philharmonie

Le Philharmonie de Berlin est un espace regroupant deux salles de concert, et c’est aussi le siège de l’Orchestre Philarmonique de Berlin. Le bâtiment date des années 60, ça se veut moderne, pas forcément beau, enfin, c’est Berlin, on n’y va pas pour la beauté architecturale, mais c’est conceptuel. Bien entendu, il y a un large programme de concerts classiques, jazz, ou autre, tout au long de l’année, mais une particularité bien sympa du Philharmonie, ceux sont les pauses déjeuners du mardi ! Ce que je vais raconter va plaire à mes lecteurs français. Tous les mardis à 13h tapante, il y a un concert de musique classique gratuit et ouvert au public au sein même du Philharmonie. La salle est à l’image du lieu, c’est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de structure, et peu de sièges. Je vous conseille d’y aller tôt, avant 12h30, si vous ne voulez pas rester debout dans un coin où on ne voit rien tout du long, et puis le nombre de place est limité… Vous pouvez ramener voter sandwich, ou acheter une saucisse à l’accueil. Pensez aussi à ramener un petit coussin car si vous avez la chance de trouver une place libre sur les marches, sachez qu’elles sont faites en béton, donc après un moment, ce n’est pas la chose la plus confortable au monde. Le concert dure environ 45 minutes. La programmation change chaque semaine.

Le détour vaut vraiment le coup, et puis on dit que la musique adoucit les mœurs, non ? Ca ne vous fera pas de mal si votre week-end a été intense !

http://www.berliner-philharmoniker.de/

Philharmonie Berlin
Concert at Philharmonie Berlin

 

 

4 – Jam Session au Görlitzer Park

Encore de la musique ! A Berlin, il est assez facile de trouver des petits clubs avec des concerts de jazz pour à peine quelques euros. Vous en trouverez la liste complète sur ce site www.jazzclubsinberlin.com. Je conseille celui du bar Das Edelweiss dans le Görlitzer Park. Pourquoi ? Parce que en tant que touristes, ou nouvellement installés à Berlin, il y a de grandes chances pour que votre logement se trouve dans Kreuzberg ou Neuköln, et donc pas trop loin du Görlitzer Park. Et si vous ne connaissez pas encore ce parc (ce qui m’étonnerait), c’est l’occasion d’y faire un tour. C’est le parc des hipsters de Berlin. C’est un peu l’équivalent des Buttes-Chaumont à Paris, en moins beau, et avec plus de choses à y trouver… Le bar se situe à l’entrée principale du parc quand on arrive par le métro … Il faut rentrer dans le parc et marcher 50 environ mètres pour trouver le bâtiment. La Jam Session a lieu dans la salle à l’étage. L’entrée est de 3 euros, et le concert commence à 22h. Une fois encore, je vous conseille d’y aller à l’avance si vous rêvez d’une place assise devant, car ça se remplit très vite. Pendant la 1ere heure, il y a un groupe qui donne un concert de jazz. On devine rapidement que la plupart des musiciens viennent certainement de Chicago, de New-York ou de la Nouvelle-Orléans, et que c’est des vrais amoureux du genre. Ce concert est l’opportunité pour eux de se faire plaisir en faisant ce qu’ils aiment. C’est jouissif à voir et à entendre. En seconde partie de soirée, les musiciens amateurs présents sont invités à participer au show, ce qui explique pourquoi tant de mecs dans le public attendent avec leur saxophone ou autre instrument. A partir de ce moment là, on a plus l’impression d’assister à un concert, mais d’y participer. L’ambiance générale est vraiment cool. Le principe de transformer le concert en Jam Session fait qu’il n’y a pas deux mardis soirs qui se ressemblent.

Si vous aimez la musique, et que vous avez envie d’entendre un truc un peu plus mélodieux que l’électro, allez y !

www.edelweiss36.com

Jam Session Das Edelweiss
Jam Session Edelweiss Bar at the Gorlitzer Park Berlin

 

 

5 – Le Liquidrom

Le Liquidrom est un spa pas comme les autres qui vaut le déplacement. On y allie détente et modernité. Le design du bâtiment est très futuriste et plutôt pas mal pour une fois. On y trouve tous les espaces de détente habituels, que ce soit le hammam, le sauna, le jacuzzi, etc. Jusque là, rien d’incroyable. Ce qui fait le plus de ce spa, c’est la salle appelée « Liquidrom-Pool ». C’est une grande salle d’eau sous un dôme. L’eau est chaude et salée, donc vous y flottez comme sur des nuages. Il y a tout un jeu de lumière pour vous détendre, c’est ce qu’on appelle la luminothérapie. On y entend la musique sous l’eau, donc il y a de la musique diffusée en continue dans cette salle, et une vraie programmation de DJs en soirée. L’idéal est d’y passer une demie journée car le tarif est plus intéressant que pour deux heures seulement, et deux heures c’est bien trop peu pour se détendre et se remettre de son weekend. Au-delà de quatre heures, je pense qu’on en a fait le tour. Je déconseille vivement les massages qui n’ont rien d’exceptionnel et qui sont trop chers pour une aussi médiocre qualité. Ils ne vous feront aucun bien. Le spa est ouvert de 9h à 00h, ce qui est plutôt cool, voire jusqu’à 1h les week-ends, ou jusqu’à 3h s’il y a un DJ particulier. Pour moi, l’idée est de s’y détendre et de profiter d’un moment calme dans un lieu décalé, donc je conseille d’y aller en semaine et en journée, il y a peu de chance que l’endroit soit complet dans ce cas.

Petit truc en plus : si c’est votre anniversaire, l’entrée est gratuite !

www.liquidromberlin.de/

Liquidrom Berlin
Neues Tempodrom Berlin Liquidrom

Si vous connaissez d’autres endroits cools à Berlin, n’hésitez pas à partager et à compléter ma petite liste.

Et pour ceux qui ont l’intention de s’y rendre bientôt, si vous suivez mes conseils, dites moi ce que vous en avez pensé.

Enjoy !

Pour organiser votre voyage à Berlin, vous trouverez des infos sur ces sites :

 

 

 

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K Goldstein

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Qui est K-Goldstein ?

J’ai fait la connaissance de K-Goldstein lors d’une campagne Kenzo il y a quelques années. C’est le genre de campagne avec trop de budget où la production se permet de booker des mannequins détails sans être certaine d’en avoir besoin, juste au cas où, ce qui se traduit pour nous par pas mal d’attente, et du temps pour faire connaissance. On s’est très vite rendu compte avec K qu’on avait beaucoup de points en commun : nos origines et nos parcours. En effet, on a tous les deux un père ashkénaze, une mère d’origine vietnamienne, on est nés la même année, on a fait une prépa littéraire, on est des rats de bibliothèque, et on est tous les deux passionnés de cinéma et de danse.

            Après cette journée Kenzo, on s’est suivis sur les réseaux sociaux, et j’ai découvert un artiste indépendant qui m’a donnée envie de m’y intéresser de plus près. K est un artiste dévoué à l’art en général, et ça se ressent dans les différentes formes qu’il utilise pour s’exprimer : la chorégraphie, la danse, l’image, la vidéo, le son, les textes. C’est toute sa vie qui y a été dédiée. Il a commencé la danse dès l’âge de six ans, contemporaine puis classique, mais il grandit avec le projet de devenir critique de cinéma. D’ailleurs, c’est sûrement ses parents qui lui donnent le goût de cet art, car à la maison, ils choisissent les films et les comédies musicales que leurs enfants peuvent regarder, mais les chaines nationales leur sont interdites (ils mettent un code sur la télé). Cela n’aura pas que du bon car petit, il n’était pas évident d’être le seul à l’école à ne pas connaitre les séries dont tout le monde parle, et cela ne l’empêchera pas de les regarder plus tard, et même d’appeler son chat « Donna Martin » (comme la méchante blonde dans Beverly Hills ! ). Après une prépa littéraire option cinéma, il rentre à la fac en licence de lettres modernes et cinéma, mais il est déçu par ce système, et il part faire un stage à l’Académie International de la Danse. Ce stage se passe tellement bien qu’il reste deux ans à l’Académie, et il y vit le rêve de toute une génération, c’est-à-dire une vie à la « Fame » : des cours de danse la semaine, des auditions, des spectacles les week-ends, les tournées, les strass et les paillettes. Il décroche le RTL Disco Show et le RFM Party 80. Il se rappelle d’ailleurs sa première expérience sur une scène devant 6000 personnes sur la chanson Africa, c’était l’angoisse totale, il est resté figé devant le public pendant les dix premières secondes. Il apprend beaucoup de cette expérience qui lui offre des souvenirs forts, mais après deux ans, il ressent le besoin de créer.

            K monte sa compagnie KeatBeck, dont le nom est inspiré par ses 2 mentors : Keaton et Beckett. Il est aidé par le Point Ephémère, Paris et Jeunes Talents, il décroche la bourse de la Fondation Royaumont, ou encore que celle de l’Adami. En ce moment, il est même l’un des chorégraphes de la Fabrique de la Danse, qui est le premier incubateur de chorégraphes. Il me donne l’impression de décrocher toutes les bourses, mais en fait non, c’est un combat de tous les jours, car il y en a beaucoup qu’il ne décroche pas. En tant qu’artiste indépendant, il est obligé de travailler énormément car c’est à lui de trouver des contrats, de susciter l’intérêt des clients, de proposer des projets et de récolter des fonds. Ces choses là ne viennent pas simplement en claquant des doigts. Il dit à ce sujet « C’est un peu Koh-Lanta tous les jours ». Ce style de vie un peu compétitif peut générer beaucoup de stress. Pour la petite anecdote, il y a quelques années, il était tellement angoissé par la préparation des auditions d’une comédie musicale pour laquelle il rêvait de travailler, qu’il s’en est rendu malade, et n’a pas pu s’y présenter. Aujourd’hui, c’est dans la méditation qu’il apprend à s’apaiser et à gérer le stress, notamment grâce à l’école bouddhiste zen « Kwan Um ».

 

Au milieu de son Koh-Lanta quotidien, il essaie de prendre des cours de danse plusieurs fois par semaine, et il se cultive autant qu’il peut pour s’inspirer. Pour cela, il regarde au moins un film par jour, et il lit énormément. Il est particulièrement friand des films « d’époque qui crépitent », les films d’horreur des grands maitres tels que Carpenter, Hitchcock,  ou Argento, mais il adore aussi les films inclassables comme ceux de William Castle ou de Peter Watkins. Il a d’ailleurs écrit des articles sur ce genre de films pour le collectif SuperNova (sa 2ème passion n’est jamais très loin). Alors lorsqu’il s’est retrouvé à danser pour une pub télé Dior qui était le genre de grosse production avec un gros budget et donc plein de caméras partout et une vraie équipe technique, il était comme un gosse à qui on ouvre les portes de Disney, et qui peut voir l’envers du décor ! Et il n’hésite pas à mélanger danse et cinéma. Avec une partenaire plasticienne cinéaste, Véronique Hubert, ils ont un projet basé sur le cinéma. Pour lui, c’est très intéressant parce qu’ils n’ont pas le même langage, ni les mêmes approches de l’espace et du rythme. C’est encore une nouvelle occasion d’apprendre.

K-Gold
K-Gold

            C’est à l’occasion d’une invitation à un atelier organisé par la Fabrique de la Danse que j’ai pu voir le travail de K en pratique. Pour lui, c’était un exercice nouveau car les ateliers sont destinés à des danseurs amateurs et non professionnels, ce qui donnait un résultat différent de ce dont il a l’habitude, mais non moins intéressant. Pour moi, en tant que spectatrice, c’était un joli panorama de sa richesse artistique. Tout était intelligemment structuré : le choix de la musique, le choix de ses mots, les exercices proposés aux participants. Le but de cette structure était de « travailler l’imaginaire » et de « libérer l’imagination ». Même si d’un point de vue extérieur cela ressemblait à une thérapie de groupe, les participants réagissaient  à l’instinct, et donc les résultats étaient très différents d’un cours à l’autre. Pour K, le spectacle était en chacun d’eux, selon leur vécu, d’ailleurs il leur disait pendant l’atelier « tu es l’auteur de ce voyage ». Et c’était très beau de l’entendre parler du corps comme d’un paysage ou de rappeler qu’il faut « toucher les talons pour les remercier de tout le poids porté pendant la journée ».

K-Gold
K-Gold

            Voilà pourquoi je dis de K Goldstein que c’est une poésie en mouvement. Lorsqu’il danse, il se meut constamment dans l’espace, il saute, il tourne, il se roule par terre, il déstructure ses gestes, il se jette dans l’espace. C’est un peu comme si son corps suivait la trajectoire d’une plume portée par le vent. C’est un plaisir pour les yeux et pour les oreilles. Je vous invite à suivre ses vidéos sur instagram ou youtube, où on peut le voir danser en fusion avec la nature qui l’entoure. Les réseaux sociaux sont pour lui un nouveau défi. Il a mis du temps avant de s’en servir, mais aujourd’hui, il y consacre du temps. Si ça ne tenait qu’à lui, il ferait des vidéos de danse de 10 à 15 minutes, mais le format d’Instagram le contraint à 15 secondes. C’est un challenge qu’il prend plaisir à relever.

            Puis il y a l’Irlande… Ce n’est pas seulement la terre d’origine de son mentor, Beckett, mais c’est aussi là où il a construit beaucoup de ses souvenirs d’enfance. Pour qu’il apprenne l’anglais, ses parents l’avait envoyé faire un stage de danse là-bas, mais il a eu un coup de cœur pour sa famille d’accueil, et il y est retourné chaque année depuis. Ce qu’il aime en Irlande, c’est la jovialité des Irlandais, leurs chansons, les grands espaces, la mer, la nature. Ce pays représente beaucoup de chose pour lui. Parmi ses rêves, il aimerait bosser avec la violoncelliste Marie Ythier, ou encore avec le compositeur italien Maurizio Azlan, mais moi je retiens surtout celui de vivre dans un phare en Irlande, et le plaisir de passer un moment auprès du feu de cheminée. J’espère qu’il fera de ce phare sa nouvelle scène de spectacle et qu’il en partagera le résultat sur les réseaux sociaux, pour le plaisir de nos yeux.

Son actualité :

  • 1er, 2 et 3 avril : Spectacle de Julien Prévieux pour sa pièce « What shall we do next » à l’occasion du Festival « Bis Repetita Placent » au Mac Val de Vitry sur Seine.

  • 6 avril : Performance à l’occasion de l’ouverture du magasin Exception aux Halles, Paris.

  • 13 avril : Table ronde au 104 sur le thème « Les plateformes innovantes utilisées par les chorégraphes », Paris.

  • 22 avril : Présentation de la pièce « Intermission » à l’espace 783, Nantes.

  • 3 juin : Présentation au Point Ephémère, Paris, à l’occasion du festival des petites formes (d)cousues #6.

  • 13 juin : Présentation de son projet dans le cadre d’une soirée organisée par la Fabrique de la Danse au 104, Paris.

Pour le suivre :

KeatBeck
KeatBeck
K Goldstein
K Goldstein

K Gold
K Gold
K & Donna Martin
K & Donna Martin

 

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La manucure maison

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Comment prendre soin de ses mains et réaliser une manucure maison ?

En parallèle de ce blog, je suis mannequin, et surtout mannequin de « mains ». Cela représente 70% de mon travail, donc les mimines, je connais bien.  A ce sujet, les gens me posent toujours les mêmes questions : « comment est-ce qu’on devient mannequin mains ? », « est-ce que tes mains sont assurées ? », « est-ce que tu dois faire très attention ? », mais surtout « est-ce que tu prends beaucoup soin de tes mains ? ». J’avoue ne jamais avoir réellement compris cette question, comment est-ce qu’on prend « beaucoup » soin de ses mains ? Oui, j’y fais un peu attention, mais non, ce n’est pas une obsession, je ne passe pas mon temps à les regarder et à leur prodiguer toutes sortes de faveurs, comme mon idole Ellen Sirot (voici son incroyable interview), je ne change pas de vernis tous les 2 jours, au contraire, je ne m’interdis aucune activité, je suis très manuelle, je fais la vaisselle sans gant, etc. Je vis tout simplement, et comme beaucoup de filles, je garde toujours une lime à ongle à porter de main pour limiter les dégâts en cas d’accrochage car je suis relativement maladroite… De toute façon, pendant la plupart des séances photos, il y a une manucure professionnelle présente qui va s’occuper de mes mains, donc on me fait au moins une manucure par semaine.

Il arrive parfois que je ne croise pas de manucure studio pendant quelques semaines, ou que certains clients me demandent d’aller faire une manucure en salon la veille d’une séance, mais malheureusement, en salon, les esthéticiennes savent certainement bien poser des faux ongles (jamais essayé), mais elles ne savent pas très bien faire une simple manucure, il faut l’avouer. Et ça tourne souvent au massacre. J’ai encore tenté l’expérience il y a quelques semaines chez un des salons trendy du moment, et on m’a faite saigner les cuticules. Lorsque j’ai dit à l’esthéticienne que ce n’était pas normal de couper autant, ni que ça devienne rouge et douloureux, elle m’a répondue « mais c’est normal, ça sera plus beau ainsi ! ». Hum hum… Je sais qu’on dit qu’il faut souffrir pour être belle, mais abîmer des mains pour les rendre belles, certainement pas ! Donc si une esthéticienne vous fait mal lors de cette étape, fuyez-la ! Car je peux vous assurez que certaines savent très bien réaliser une manucure sans infliger la moindre douleur à la cliente.

Pour faire plus simple, j’ai appris à prendre soin de mes mains moi-même, et voilà comment réaliser une manucure maison et prendre soin de vos mains :

  • Si j’ai du vernis, je l’enlève avec du dissolvant.

  • Je lime mes ongles avec une lime en bois jetable ou souple. Il ne faut jamais utiliser les limes en métal car elles vont dédoubler les ongles, et il ne faut jamais couper les ongles des mains avec un coupe-ongle, ça les abime aussi.

  • Je pose une eau émolliente à la base de chaque ongle qui va ramollir les peaux superflues du contour de l’ongle.

  • Avec un bâtonnet de buis, je repousse délicatement les cuticules (c’est les petites peaux qui sont sur la base de l’ongle). Si besoin est, je les coupe à l’aide d’un ciseau prévu à cet effet.

  • Je ponce très légèrement la surface de l’ongle avec un polissoir s’il y a des irrégularités sur le dessus de mon ongle. Attention, en ponçant on enlève la couche supérieur de l’ongle et on le fragilise, il faut donc le faire seulement si c’est nécessaire. Oubliez cette étape si vos ongles sont trop fragiles.

  • Je me lave les mains pour enlever les saletés et la poussière, et j’utilise une vieille brosse à dent avec les poils bien souples pour nettoyer sous les ongles et autour.

  • J’applique une huile sur la base de l’ongle que je masse légèrement pour faire pénétrer tout autour, puis sur la longueur. J’utilise la 1ère huile qui me passe sous la main, aussi bien celles des marques de cosmétiques, que de l’huile d’amande douce. Si vos ongles sont très abîmés, je vous conseille le baume pour les ongles à l’huile de quinoa de chez Peggy Sage, il fait des miracles. Ou si vos ongles sont naturellement très fragiles, essayez l’huile de Ricin, cela va les fortifier.

  • J’hydrate mes mains avec de la crème. Il faut le faire aussi souvent que possible, dès qu’on les sent un peu sèches, et doubler la fréquence en hiver.

  • Voilà, c’est tout !

Mon petit truc en plus : la veille d’une séance photo, et après la séance, j’applique de l’huile sur mes ongles pour bien le nourrir, surtout s’il y a eu plusieurs changements de couleur car le dissolvant, peu importe la marque, reste un produit très toxique qui détruit la couche supérieur de l’ongle.

Et dès que je peux, je ne mets pas de vernis sur mes ongles. Les laisser respirer est la meilleure façon de les fortifier ! Certaines filles me disent que sans vernis, leurs ongles sont trop fragiles et cassants, alors elles en mettent tout le temps, mais de cette façon, il est impossible d’en fortifier la base. Si vous êtes dans ce cas, alternez les semaines avec du vernis fortifiant, et les semaines sans vernis du tout mais pendant lesquelles vous appliquez de l’huile matin et soir. Le résultat devrait être visible au bout de 1 ou 2 mois. En dernier recours, offrez-vous des vacances dans un pays chaud et humide. Le résultat sera radical !

Si vous voulez voir ce que je fais de mes mains, c’est ici http://www.romy.book.fr/galeries/hands/

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Julien Bernard

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Qui est Julien Bernard ?

Dans cette aventure d’un blog sur les artistes rencontrés sur mon parcours, il me paraissait évident que mon 1er article serait dédié à Julien Bernard ! Prononcer son nom suffit à faire sourire tous ceux qui ont un jour croisé son chemin.

Julien n’est pas seulement un artiste, mais c’est un personnage haut en couleurs ! Hyperactif, sportif, le sourire quasi omniprésent, une bouteille de pinard pas très loin, et des dégaines complètement improbables, il reçoit facilement le prix du mec le plus sociable de la soirée, et tout le monde l’aime. Dans tout ce qu’il entreprend, crée ou fabrique, il y a une démarche artistique, un but, et une structure. Il a des choses à exprimer le petit ! Il suffit de voir comment il transforme constamment son 17m2 de la rue Lantiez, ou de voir comment il s’habille pour comprendre le phénomène. Et ça a commencé dès le plus jeune âge. Lorsqu’il avait 8 ans environ, il a passé l’été à imaginer la super tenue qu’il aurait à la rentrée pour impressionner les copains et les minettes : un survêt Champion USA bleu, rouge et blanc, des baskets Nike en provenance des Etats-Unis (qu’il avait en exclusivité donc),  et des petites lunettes rondes bleues. Et sa tenue, il l’a eue ! Aujourd’hui encore, la tenue c’est sacré ! Il n’est pas du tout une fashion-victime, il s’en fout de la tendance, mais une tenue, c’est quelque chose de très réfléchie, tel haut va avec tel bas, et ce n’est pas autrement. Ce vieux blouson troué dont toutes ses nanas ont essayé de se débarrasser est fait pour se porter avec une chemise bien précise (à fleurs j’imagine), alors tant que la chemise sera là, le vieux blouson aussi.

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Julien ne s’est jamais vraiment pris la tête au sujet de son avenir, il s’est contenté de se faire plaisir. Toute son enfance, il voulait être menuisier/charpentier comme son père, donc l’école de son petit village de Sologne, il n’y allait que pour s’amuser avec les copains. Une fois adulte,  c’est finalement dans le milieu de la danse hip-hop qu’il évolue avec ses potes, entre les cours qu’il donne, et les compétitions auxquelles il participe de Paris jusqu’à Los Angeles. Afin de démarcher des structures de danse plus importantes, il fait des photos de lui en tant que danseur, et il se retrouve à poser pour des photos de mode. L’idée d’être mannequin ne lui avait jamais traversé l’esprit auparavant, mais bon, pourquoi pas, il se dit que l’expérience est rigolote. Il déménage à Paris, mais continue à faire des allers-retours hebdomadaires pour donner ses cours et voir sa famille. Mais après avoir été prof de danse pendant 4-5 ans, il a l’impression d’avoir fait le tour du sujet, il se consacre alors à la vie parisienne. Très rapidement, il se retrouve avec un polaroïd lentre les mains. Il s’amuse à bidouiller avec, c’est d’ailleurs à cette occasion qu’on s’est rencontrés lui et moi. Il se faisait appeler « Jules Pouce » pour ses activités de photographe en herbe. Sauf qu’un pola, ça coûte plus que ça ne rapporte. Il investit donc dans un appareil numérique pour se faire des sous, mais le rendu lui déplait, il a l’impression de ne shooter que des catalogues La Redoute… Il en arrive donc à l’argentique, plus authentique, plus crado, plus intense, ça lui plait ! Il se consacre alors à carrière de photographe de mode.

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Une de ses principales inspirations, c’est les dessins animés, tous les dessins animés ! Forcément ceux du club Dorothée, mais tout ce qu’il peut trouver. Il est bon public. Il en aime l’esthétique, la forme, les couleurs. Tous les jours, s’il est chez lui, il déjeune en regardant des dessins animés, il se couche devant les dessins animés, et s’il se réveille dans la nuit, il va regarder un autre dessin animé. Il lui arrive même de rêver de dessins animés… D’ailleurs, son rêve préféré implique son meilleur pote attaqué par des belettes géantes dans un épisode de South Park… Malgré des cours de dessin, il n’est vraiment pas doué pour ce domaine, alors il représente cette esthétique à travers la photo. C’est pour ça qu’il aime les gueules, le naturel, les gens atypiques. Ce qui est sophistiqué ou trop lissé l’ennui. Si les personnages du « Collège Fou Fou Fou » étaient réels, il adorerait les prendre en photo. Il s’émerveille devant ses partenaires de pétanques qui ont « une tronche », mais aussi devant un miroir brisé sur un trottoir. On compare facilement ses images à celles de Nan Goldin, cette photographe américaine qui a centré son travail sur la fête, la drogue, les dragqueens et les marginaux en tout genre. Il aime Guy Bourdin parce qu’il mettait du naturel et de l’originalité dans son travail, avec un aspect sexuel. Il adore Picasso et Dali dont il dit « même s’ils arrivaient dans 100 ans, ils seraient quand-même en avance ». Puis la musique, Brel, Brassens, et surtout le hip-hop et le rap puisqu’il a grandi avec ces genres. Alors quand on lui a proposé de shooter Oxmo Puccino pour le Modzik, il a senti en lui « la montée de chaleur que tu ressens quand tu tombes amoureux », car de tous, Oxmo, c’est le number one, il a même un portrait du rappeur accroché au mur de chez lui depuis longtemps. La musique d’Oxmo a toujours été très présente dans sa vie, il l’écoute depuis toujours, alors quand il s’est retrouvé face à lui, c’était étrange, il avait l’impression de le connaître tandis que lui ne le connaissait pas. Il ne savait pas s’il devait le tutoyer ou le vouvoyer, mais Oxmo lui a dit « Tu, en plus ça se conjugue plus facilement ».

 

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Il n’y a pas d’autre projet photographique qui lui donnerait autant de frisson. Il a confiance en sa carrière. Son style plait aux British, il bosse d’ailleurs essentiellement pour des magazines anglais comme le Teeth Magazine, le Tank Magazine, ou encore le Supplementaire Magazine dont il vient de faire la couverture. Il sait qu’un jour il ira travailler de l’autre côté de l’Atlantique, mais il n’est pas pressé. Il aime la vidéo mais il trouve ce domaine trop technique et il n’a pas envie d’apprendre, alors pour le moment, il s’entraine sur Snapchat à mettre en film ce qui l’inspire (si vous l’ajoutez, ne prenez pas peur, il s’entraine et s’amuse). Un de ses principaux projets, mise à part « mettre bien sa famille », est de publier un livre sur l’ensemble de son travail, qui ne serait pas commandité par un magazine ou par une marque, donc un livre à son image, où il intégrerait aussi bien des photos de mode que des photos plus personnelles. Pour le moment, il ne cherche pas à forcer le destin, il gagne assez pour vivre, et on lui propose des projets qui lui plaisent, il s’amuse même à faire gribouiller le visage des mannequins pour une série beauté pour le Indie Magazine. Et puis, il n’a aucune contrainte. Il peut continuer à profiter des nuits parisiennes comme bon lui semble, et donner du temps à ses deux autres passions : le foot et la pétanque. Le foot, c’est au moins 2 entraînements par semaine, plus les matchs et les apéros qui vont avec. Et la pétanque, c’est tous les après-midis, si la météo le permet. Car oui, malgré son jeune âge, Julien est inscrit au club de pétanque de son quartier, et il espère obtenir sa licence cette année pour participer aux compétitions.  Evidemment, il a des tenues propres à cette activité, et celles des beaux jours laissent entrevoir son physique d’athlète avec des shorts très courts. Personnellement, je soupçonne que sa présence a pimenté la vie sexuelle de certains adhérents, car mesdames aiment accompagner leur mari pendant ces après-midis, et Julien est le seul éphèbe à reluquer dans le coin…

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Julien, c’est de la créativité bouillonnante, comme un grand enfant. Il dit lui-même que « Peter Pan lui colle au cul » mais qu’il est « organisé ». Il est toujours prêt à inventer une image décalée pour emballer votre cadeau d’anniversaire, ou à vous customiser un mug qui vous fera rire tous les matins. Certains ont la capacité de transformer tout ce qu’ils touchent en or, Julien lui a la capacité de les transformer en truc « fun », et avec beaucoup de goût. Je me rappelle qu’il avait même récupérer un frigo abandonné pour en faire une étagère à chaussures. Si jamais vous l’invitez à une soirée costumée, soyez certain qu’il y mettra du sien. D’ailleurs, c’est le genre de boute-en-train toujours partant pour une bonne soirée, pour enflammer la piste de danse, ou pour un dernier verre.

 

Lorsque je lui demande s’il se considère comme un artiste, la question le gêne, il pense qu’il est mal placé pour répondre, et que finalement, tous ceux qui expriment quelque chose par un art sont un peu artistes. Mais moi je vous le dis, Julien Bernard est un Artiste avec un grand A. C’est une âme d’enfant passionnée par les singularités des autres, et c’est dans sa façon de l’exprimer par la photo, ou autre création, qu’il est passionnant.

Site : www.julienbernard.fr

Page facebook : https://www.facebook.com/Julien-Bernard-Photography-233421643379859/?fref=ts

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